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Alcoolisme : des réponses à vos questions

Alcoolisme : des réponses à vos questions

Quand peut-on dire de quelqu'un qu'il est dépendant de l'alcool ?

Il suffit de répondre au questionnaire suivant Pensez-vous que vous buvez anormalement (Oui=2 points) Votre famille s'inquiète t-elle ou se plaignent-elles de votre consommation d'alcool ? (Oui=1 points) Vous sentez-vous parfois coupable de boire ? (Oui=1 points) Votre famille pensent-ils que vous buvez trop ? (Oui=2 points) Etes-vous capable de cesser de boire quand vous le décidez ? (Oui=2 points) Avez-vous déjà participé à une réunion des alcooliques anonymes (ou association équivalente) ? (Oui=5 points) Le fait de boire vous a t-il déjà créé des problèmes avec votre famille ? (Oui=2 points) Avez-vous déjà eu des problèmes de travail à cause de la boisson ? (Oui=2 points) Avez-vous déjà négligé vos obligations ou votre travail pendant 2 jours d'affilée à cause de la boisson ? (Oui=2 points) Avez-vous déjà demandé de l'aide à quelqu'un au sujet de vos habitudes de boisson ? (Oui=5 points) Avez-vous déjà été hospitalisé à cause de la boisson ? (Oui=5 points) Avez-vous déjà été arrêté pour état d'ivresse ? (Oui=2 points) Avez-vous déjà été arrêté pour conduite en état d'ivresse ? (Oui=2 points) Faites le total : De 0 à 3 points, vous n'êtes pas dépendant De 4 à 5 points vous n'êtes probablement pas dépendant Plus de 5 points : vous êtes manifestement dépendant

Le fait de boire sans jamais être ivre est-il un signe rassurant ?

  • Il n'y a pas de lien entre ivresse et dépendance : on peut être régulièrement ivre sans être dépendant, et être dépendant sans être jamais ivre.
  • D'ailleurs beaucoup de personnes alcoolo-dépendantes disent : " moi je ne suis pas alcoolique puis que je ne suis jamais saoul ". C'est un contre- sens ! Prendre de l'alcool et des quantités de en élevées sans ivresse est en soi un signe d'accoutumance au produit et de dépendance .
  • Quelle est la consommation d'alcool moyenne journalière par habitant (buveur ou non buveur)?

  • Les 13,1 litres d'alcool pur par adulte et par an correspondent à 29 litres de pastis à 45°, ou 32 litres de whisky à 40° ou 109 litres de vin à 12°.
  • On estime que cela représente 4 verres de vin à 12°, ce qui est tout à fait raisonnable.
  • Le problème c'est que c'est une moyenne : beaucoup de personnes ne boivent pas, donc ceux qui boivent le font de façon excessive.
  • Quelle est la consommation moyenne d'alcool des personnes qui boivent ?

    # On estime que les personnes qui boivent consomment en moyenne 437 litres de vin à 12° par an, soit 1,2 litres par jour, soit 9 verres de vin.

    Où se faire aider pour soigner une personne alcoolique ?

  • D'abord auprès du médecin traitant qui évaluera l'importance de l'imprégnation alcoolique et le degré de dépendance .
  • Ensuite il existe ieurs associations anti-alcooliques.
  • Pour les connaître : cliquez ici
  • Dans des consultations hospitalières d'addictologie. Depuis l'application du plan gouvernemental de prise en charge et de prévention des addictions (2007-2011), des lieux d'accueil prenant en charge toutes sortes de dépendances, se mettent progressivement en place.
  • Où réaliser un sevrage à l'alcool ?

  • En France, l'étape du sevrage est effectuée à l'hôpital dans la majorité des cas. Elle peut pourtant souvent avoir lieu en ambulatoire, c'est à dire par un programme de consultations.
  • Une fois le malade motivé, ce qui peut prendre quelques consultations, il doit venir trois fois par semaine au centre d'alcoologie. Les anxiolytiques , prescrits les cinq premiers jours, rendent le sevrage confortable ; ils évitent les tremblements, les insomnies, l'irritabilité.
  • Une aide importante en parallèle est apportée par les associations. Pour les connaître, cliquez ici
  • Ces traitements s'effectuent de en dans des consultations ou des centres de soins prenant en charge différentes sortes d'addiction, en application avec le Plan gouvernemental de prise en charge et de prévention des addictions.
  • Dans quel cas une personne en sevrage alcoolique doit-elle être hospitalisée ?

    Une hospitalisation est nécessaire dès qu'apparaissent l'un des éléments suivants : La personne est totalement dépendante de l'alcool (elle ne peut se passer de boire) Le médecin craint une complication liée à l'alcool (cirrhose ou encéphalopathie par exemple) La personne a déjà fait des épisodes de délirium tremens . Anxiété très importante L'entourage est débordé et désarmé devant le problème Signes de dépression Les sevrages précédents se sont révélés des échecs avec une latence courte Mauvais état général Environnement social ou familial qui entretient l'intoxication Toxicomanie (drogue ou médicaments) Résutats d'analyses de sang très perturbées (avec des risques majeurs pour la santé). Troubles psychiatriques qui vont en s'aggravant (agressivité, délire, etc.) Tous ces signes témoignent d'un syndrome de sevrage alcoolique

    Existe t-il des médicaments pour aider au sevrage à l'alcool ?

    Il existe trois médicaments spécifiques " réducteurs de l'appétence pour l'alcool" qui diminuent l'envie de boire et les rechutes, aux indications reconnues.. Ils sont prescrits par le médecin. L'acamprosate (Aotal ®) - qui nécessite un traitement de 1 an à raison de 6 comprimés par jour en 3 prises si on a de 60 Kgs et 4 comprimés par jour (2 le matin seulement) si on a moins de 60 Kgs. - le seul effet indésirable est la diarrhée, mais prudence si le foie a souffert de l'alcoolisation. On débute le traitement après avoir arrêté l'alcool, mais des rechutes ponctuelles n'interdisent pas la poursuite. La naltrexone (Revia ®) - dont la durée de traitement doit être de 3 mois (tolérance non testée au-delà) à raison de 1 comprimé par jour. - effets indésirables : nausées et maux de tête. Ce médicament ne doit jamais être utilisé chez les héroïnomanes, car il provoque un syndrome de sevrage aigu. - il convient mieux aux patients ayant une dépendence psychologique isolée, et pas d'autres addictions. Le disulfirame (Esperal ®), TTD-B3-B4 - qui ne doit doit surtout pas être absorbé avec de l'alcool, les effets indésirables étant proportionnels à la quantité d'alcool. - c'est le ancien, mais maintenant souvent délaissé pour les récents, mieux tolérés. Trois autres ne font pas encore l'objet d'un consensus : topiramate, odansetron et baclofene. Pour éviter de recraquer des consultations "psy" sont nécessaires : la psychothérapie analytique (pour comprendre pourquoi on a bu), la psychothérapie comportementale ( pour gérer les situations à rechutes), ou la psychothérapie de soutien ( pour conforter son comportement d'abstinent). Les groupes de type Buveurs Anonymes ont leur intérêt, par un soutien mutuel.

    Peut-on boire comme tout le monde quand on a été dépendant à l'alcool ?

    Les études montrent que sur 10 personnes, 8 redeviendront dépendantes de l'alcool si elles reboivent et 2 seulement seront capables se contrôler définitivement. C'est pour cela que lorsqu'on est alcoolo-dépendant, le mieux est l'abstinence définitive, car il est difficile de prévoir ses risques de rechute avant la première.

    Pourquoi devient-on alcoolique ?

    Les motifs pour boire de l'alcool : # La simple convivialité, ou par plaisir sans stress. Si on sait limiter occasions ou quantités, le risque de dépendance est faible # Les autres motifs sont beaucoup à risque de dépendance : - Pour se sentir intégré dans un groupe - Pour avoir les effets positifs de l'alcool (diminution de l'anxiété, euphorie, sensation passagère d'augmentation des capacités…) - Pour déconnecter de la vie courante - Pour oublier les soucis - Pour des raisons psychologiques particulières (angoisses, anxiété, mal-être…) # Attention, selon les personnes, la tolérances et le risque de dépendance vont être différents, et de rapidité variable.

    Comment devient-on alcoolique ?

    C'est un mécanisme qui tient à l'enchaînement de ieurs facteurs Facteur psychologique : l'alcool lève les inhibitions et a un côté anxiolytique (levée de l'anxiété). Il diminue la tristesse, et à doses faibles il a un effet psychique stimulant. C'est l'effet " médicament " de l'alcool. Lorsqu'il est utilisé de façon répétée pour faire face aux difficultés de l'existence, on risque de devenir alcoolique. Facteur social : boire est un acte social, et il permet un rapprochement entre les individus. L'alcool a donc un effet socialisant. La trop grande fréquence des occasions mène à une consommation excessive, donc à un risque de dépendance. Facteur biologique : c'est le facteur négatif : nous ne sommes pas tous égaux devant l'alcool. Certains vont développer rapidement que d'autres une accoutumance à l'alcool ; c'est " l'effet drogue " de l'éthanol. Lorsque ces trois facteurs se conjuguent, on n'est pas encore alcoolique. On le devient lorsqu'il y a répétition systématique et une « addiction » : c'est à dire que l'alcool devient une drogue avec assuétude et dépendance, besoin compulsif de boire que l'on appelle aussi craving . La dépendance est alors : physique (obligation de consommer, et d'augmenter les doses pour avoir le même effet), psychique (relation affective à l'alcool) et comportementale (répétition rituelle de la prise d'alcool). On est alors devenu alcoolique, car sans vraiment s'en rendre compte, on perd progressivement sa liberté à s'abstenir de boire.

    L’alcool fait-il grossir ?

    Cela dépend selon qu’on est un grand ou un petit buveur. L'alcool apporte 7 kcal/ g alors que les protéines et les glucides apportent chacun 4 Kcal/g et les lipides (ou graisses) 9 kcal/g . Chez les petits buveurs, les calories de l'alcool comptent et font grossir lorsqu'elles s'ajoutent à un repas normal Chez les grands buveurs, l'organisme gaspille les calories en chaleur au lieu de les stocker sous forme de graisses pour produire de l'énergie, il n'y a donc pas de prise de poids, on parle alors pour l'alcool de "calories vides". A degré d'alcool égal, tous les breuvages apportent le même nombre de calories, toutefois une boisson peut cumuler alcool et sucres. Ainsi un verre de vin blanc liquoreux à 12°5 apportera parfois deux fois de calories qu'un verre de vin rouge à 12°5 qui, lui, ne contient pas de sucre. Idem pour la bière, le whisky, le champagne, utiliés en mélanges apéritifs,etc…

    L’alcool fait-il maigrir ?

    Il ne fait pas maigrir, mais les grands buveurs ( d'un litre par jour), s'alimentent moins, et souffrent de perturbations comme perte de poids et carences ( surtout la famille des vitamines B, ce qui est responsable des complications nerveuses et cérébrales)
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    L'information ci-dessus apporte les éléments essentiels sur ce sujet. Elle n'a pas vocation à être exhaustive et tout comme les conseils, elle ne peut se subsister à une consultation ou un diagnostic médical.

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    Article créé, modifié ou vérifié par
    Médecin généraliste traumatologie sportive
    Dernière mise à jour, le 12/10/2015


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